Tout Nancy Guide : 1) ensemble XVIIIe et ville vieille

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Jour 1 : Traversons les époques...

hôtel Claude Mique, école de l\'O.N.F. En commençant la visite assez tôt (on n'est pas là pour rigoler), il vous sera possible de découvrir différents aspects de la ville en une matinée. Nous commencerons par suivre les traces de Stanislas à la découverte du formidable patrimoine qu'il nous a légué (XVIIIe), avant de nous enfoncer dans la ville-vieille et ses ruelles sinueuses. Comptez ½ journée pour ces parcours.

La ville de Stanislas (1h30)

Si vous avez choisi l'un des deux hôtels cités précédemment, rendez-vous directement porte Sainte-Catherine. Dans le cas contraire, tentez le stationnement quai Sainte-Catherine (côté canal) ou empruntez le tram jusqu'à Division de fer puis empruntez la rue de l'Ile de Corse.

Dans l'ombre de la place Royale

Située initialement plus près de la place Stanislas, la porte Sainte-Catherine qui ouvre la rue du même nom se trouve maintenant en dehors des murs de la ville (qui ont disparu, ce qui fait que si je ne vous ne l'avais pas mentionné, vous n'auriez rien vu), comme la caserne Thiry sur votre droite, dernière construction de Stanislas. Au passage, vous pourrez voir le bâtiment rose, style Art Déco en face de la caserne : il s'agit du Museum Aquarium de Nancy (MAN). La rue Sainte-Catherine, bien qu'appartenant à la ville de Stanislas pour partie, ne présente que peu d'intérêt...

Parc Dominique-Alexandre Godron, Nancy ... C'est pour cette raison que vous traverserez le parc Dominique-Alexandre Godron dont l'entrée se situe en face du portail de la caserne. Ici sont rassemblées environ 170 espèces végétales, qu'il s'agisse d'arbres, de fleurs, ou autres. Ces plantes sont disposées par tailles et coloris. L'intérêt de ce parc, est de présenter des végétaux aux vertus gustatives ou curatives oubliées. On citera la mauve dont les feuilles se mangent comme légumes, les pétales de rose, ou le houblon qui se déguste comme l'asperge...

Marchez jusqu'à la fontaine et tournez à droite. En sortant du parc, tournez à gauche. Au bout de cette rue, vous tournerez à droite (vous n'aurez pas le choix de toute façon). Là, de gauche et de droite, deux lignes d'immeubles de 3 étages et d'aspect similaire : c'est la rue Girardet, au 12 de laquelle se trouve l'entrée de l'hôtel de Claude Mique, aujourd'hui école de l'O.N.F., flanqué d'une porte cochère décorée de deux groupes de génies tenant les attributs de l'architecture, sculptés par place d'Alliance, construite pour comémorer le rapprochement austro-français. La fontaine qui décore le centre de la place était, à l'oprigine, prévue pour terminer la perspective de l'ensemble place Royale / place de la Carrière et devait se situer sur ce qui constitue aujourd'hui l'hémicycle Charles de Gaulle que vous verrez un peu plus tard.

L'oeuvre de Stanislas

Coupez la place d'Alliance en diagonale, puis suivez la rue Lyautey / rue Erignac (une partie de la rue ayant été renommée en l'honneur du préfet Erignac assassiné à Ajaccio le 6 février 1998) le long de la Préfecture. Cette rue vous mènera droit aux grilles en fer forgé de Jean Lamour fermant la célèbre place Stanislas.

La place Royale (place Stanislas)

Pénétrez sur la place et continuez tout droit, en longeant l'Hôtel de Ville : arrivés au milieu de bâtiment, ouvrez la porte et pénétrez dans le hall où vous pourrez voir l'escalier dont la rampe est une oeuvre de Jean Lamour. En ressortant (par la même porte), vous pourrez aller admirer les grilles de Jean Lamour encadrant les fontaines de Barthelémy Guibal, Neptune à gauche et Amphitrite à droite.

L'ensemble de Stanislas

Place d\'Alliance, la fontaine Vous vous dirigerez ensuite vers la porte Héré qui fait face à l'Hôtel de Ville (en passant devant le magasin Daum). L'arc Héré est l'un des derniers vestiges des remparts que Stanislas fit modifier contre l'avis du roi de France pour y intégrer son ensemble architectural. Passez donc sous la porte : vous voici côté Ville-Vieille, mais en un endroit profondément remanié par Stanislas : Les immeubles bordant la place de la Carrière sont de style XVIIIe, d'allure similaire. La palissade en bois a été remplacée par un mur de pierres décoré de statues, de petites fontaines et des pots à feu, des arbres furent plantés dans l'alignement et les grilles de Jean Lamour viennent compléter cette place, offrant une vue sur le palais du Gouvernement qui ferme l'ensemble. Dirigez vous vers ce dernier. Au détour d'une porte cochère ouverte, vous apercevrez peut-être de jolies arrière-cours sur votre droite.

Ce que vous avez raté

Stanislas ne s'est pas contenté de créer son célèbre ensemble, mais fut également un grand bâtisseur dans les environs de sa Ville : Il est indispensable de visiter l'église Notre-Dame de Bonsecours où reposent Stanislas et son épouse, Catherine Opalinska. En vous y rendant, n'hésitez pas à jeter un oeil sur l'hôtel des Missions Royales, avenue de Strasbourg / de Lattre de Tassigny, face à l'église Saint-Pierre (l'église avec une tour brisée).

Vous pourrez également, en passant vers le marché couvert (pendant le parcours Art Nouveau, par exemple), visiter l'église Saint-Sébastien. De même, non loin de la place Stanislas, subsistent la Bibliothèque (d'architecture classique mais aux boiseries intérieures intéressantes, en provenance de la bibliothèque de Pont-à-Mousson) et la chapelle de la Visitation (dont l'extérieur revêt assez peu d'intérêt en dehors de son portail, et dont l'intérieur n'est pas visible hors cas particuliers, comme les journées du patrimoine). En montant un peu plus haut rue Stanislas, vous pourrez voir le pendant de la porte Sainte-Catherine, la porte Saint-Stanislas.

Ville-Vieille (2h30)

Poursuivons notre parcours pour découvrir la ville-vieille, qui jouxte fort naturellement la ville de Stanislas.

Place d\'Alliance, les vieillards qui soutiennent la fontaine Notons que les cours intérieures ne sont pas forcément visibles depuis l'extérieur, le facteur chance pour les voir se révélant alors prépondérant.

Je vous propose donc de sortir de l'hémicycle par la gauche (quand vous faites face au palais du gouvernement) et de poursuivre sur votre droite, en empruntant la Grande rue jusqu'à la porte qui la termine : il s'agit de la porte de la Craffe.

Porte de la Citadelle / Porte de la Craffe

Si vous en avez la curiosité, passez sous cette porte et dirigez-vous vers la porte de la Citadelle (porte Notre-Dame) à une centaine de mètres de là. Le côté le plus intéressant est le côté extérieur à la ville-vieille (côté Faubourg des 3 Maisons). Construite sous Charles III pour renforcer la défense de la Craffe, la porte « Notre Dame » fut élevée par Florent Drouin le Jeune en 1598 entre deux bastions à oreillettes aujourd'hui disparus : les bastions « Le Duc » en hommage à Charles III et « le Marquis » en hommage à son fils, le marquis de Pont, future Henri II, construits par un architecte milanais, Orféo Galeani, et rasés de 1880 à 1906.

De l'édifice original subsistent deux statues, allégories des vertus du duc qui encadraient jadis les armoiries ducales et l'écu du gouverneur de la ville. Disparue en 1792, une vierge à l'enfant qui donna son nom à la porte, ornait le fronton. Pour camouffler les dégradations de la révolution, le sculpteur Giorné Viard installa en 1863, une statue représentant le duc.

Place Stanislas, de nuit La face intérieure est ornée de deux cavaliers et deux fantassins, images très caractéristiques de la fin du XVIe siècle, symbolisant les vertus que devait incarner le duc de Lorraine. Ces décorations sont dues à Florent Drouin.

A quelques dizaines de mètres sur votre gauche le long du mur, vous trouverez une petite porte menant au jardin de la Citadelle : Si vous la passez, vous vous retrouverez dans un petit jardin public sis sur ce qu'il reste des remparts, ce qui vous donnera une idée de l'épaisseur de ces derniers. Traversez le jardin et redescendez de l'autre côté puis vers la porte pour retourner porte de la Craffe.

Cette dernière est la plus ancienne porte de la ville encore debout. Construite au nord de la ville vieille lorsqu'au XIVe siècle les fortifications furent agrandies pour y incorporer deux faubourgs : le petit et le haut Bourget. C'était alors une simple tour. Le nom de la Craffe (l'Escraffe) proviendrait, selon les sources, d'un terme datant de 1220, désignant les écailles de poissons et les déchets de la maréchalerie, d'un motif en forme de coquille qui aurait orné la porte, ou bien du nom des agrafes metalliques utilisées à l'époque pour assembler des pierres.

place Stanislas, fontaine Amphitrite En 1463, on lui adjoignit deux fortes tours rondes couvertes d'une toiture en poivrière (conique), qui abritèrent des prisons. Vers 1500, on pratiqua une grande niche sur la terrasse de la face extérieure. Un groupe de l'Annonciation fut installé : il est aujourd'hui visible au musée lorrain. de part et d'autre de cette niche, des inscriptions en lettres gothiques font allusion à la bataille de 1477.

La partie centrale, qui possède encore ses mâchicoulis, fut couverte d'un toit couronné d'un lanternon en 1616. Après quelques modifications d'ordre esthétique dans les années 1600, durant l'occupation française, la tour fut à nouveau modifiée en 1861, pour remplacer le placage par un décor gothique. La petite statue de la vierge noire (début XVe), qui avait été déplacée à la Révolution, fut alors replacée dans sa niche.

L'intérieur de la porte a été conservé, et possède toujours ses salles fortes et autres cachots, où furent enfermés des prisonniers jusqu'au milieu du XIXe siècle, qui y laissèrent d'innombrables graffiti.

Petites rues, hôtels particuliers

Poursuivez votre chemin en empruntant la Grande Rue sur quelque 50 mètres, pour bifurquer sur votre droite dans la rue du Petit-Bourgeois, comprenant certainement moins de patrimoine architectural que la rue du Haut-Bourgeois*, elle n'en reste pas moins pittoresque : Rue étroite aux façades à l'alignement incertain, elle débouche rue des Loups.

Place Stanislas, fontaine de Neptune * ( La rue du Haut-bourgeois, moins typique, n'en est pas moins riche en patrimoine. Malheureusement, la plupart des hôtels qui auraient pu être intéressants sont en général inaccessibles au commun des mortels. Citons toutefois les quelques bâtiments dignes d'intérêt : le 4 (hôtel de Vitrimont, puis de Fontenoy, construit par Boffrand au XVIIIe s.), les 9 et 13 (galerie ajourée, dans la cour), le 15 (hôtel des Pages. Escalier, fontaine en forme de vase (XVIe-XVIIe s.)), le 27 (hôtel d'Hoffelize), le 29 (hôtel Ferrari, puis de Vioménil, par Boffrand. Bel escalier avec plafond peint attribué à Giacomo Barilli. Fontaine). Le visiteur curieux pourra toutefois emprunter cette rue à la place de la rue des Petits-Bourgeois, les deux menant à la rue des Loups. )

Quoi qu'il en soit, arrivé(s) à la rue des Loups, tournez à gauche. Sur votre droite, découvrez l'hôtel qui a donné son nom à la rue (appelé aussi hôtel de Curel). Monsieur de Curel, maître des chasses du duc Léopold, le fit construire par l'architecte parisien Germain Boffrand. Le fronton de l'entrée principale est rehaussé d'une hure de sanglier et de trophées cynégétiques et deux grands loups assis sculptés par Lépy, rappellent les fonctions de Monsieur de Curel.

Sur votre gauche dans la même rue, se trouve l'hôtel de Gellenoncourt (appelé aussi hôtel d'Hoffelize) datant du XVIIe siècle (porte, puits).

Continuez vers la place de l'Arsenal. Au 7 (en haut sur votre droite) de laquelle vous découvrirez l'ancien arsenal (porte, trophées, cour intérieure bordée d'arcades) datant du milieu du XVIe siècle. Un peu plus loin, au coin de la rue Mgr Trouillet et de la rue Saint-Michel, sur votre droite, vous trouverez l'hôtel d' Haussonville, construit de 1528 à 1543 et remanié en 1552 par Jean III de Haussonville. La sobriété des façades côté rues s'oppose aux décors de la cour intérieure et de la tour d'escalier.

Porte de la Craffe Anecdote : Côté rue Saint-Michel, en haut à gauche, au coin supérieur d'une fenêtre, vous remarquerez une petite sculpture représentant un visage...

Un peu plus loin dans la rue Mgr Trouillet, vous tournerez à droite dans la rue du Duc Raoul : Petite rue sinueuse, elle vous mènera à la rue de la Source que vous emprunterez : au 10, hôtel du marquis de Ville (fontaine), au 12 hôtel de Lillebonne (XVIe-XVIIe s.) (Porte remarquable, fenêtres, puits), au 27 l'hôtel de Brémoncourt, au 29, une porte et un puits aux armes d'Aimé Philbert (deuxième moitié du XVIe s.), au 37 l'hôtel de Spada (XVIIIe).

puis à la rue du Cheval Blanc (sur votre gauche également) (au 2, cour de 2 étages avec galerie et au 10 un escalier en vis).Après un détour par la rue de la Charité (au 14, porte du XVIe s. et au 18, hôtel de Lenoncourt XVIe XVIIe), vous arriverez alors rue des Dames (au 11 l'hôtel de Custines (puis de Ludres) construit par Boffrand (1713) ; au 12, cour avec puits, entrée de cave sculptée ( XVIe-XVIIe s.) ; au 19, puits avec niche, colonnes supportant un écusson porté par deux sirènes).

Suivez la rue des Dames vers la droite, vers la rue La Fayette (à l'opposé de la place Saint-Epvre qui fait face à l'église). Vous jeterez un oeil à gauche rue Callot juste avant la petite place surmontée d'une statue équestre. Dans cette rue, vous trouverez au 6 l'hôtel d'Havré, au 7 l'hôtel du Hautoy construit par Boffrand (XVIIIe s.), au 10 l'hôtel de Raigecourt également construit par Boffrand (XVIIIe s) (rien de bien extraordinaire vu de l'extérieur). Vous prendrez donc la suivante : rue des Maréchaux, reconnaissable entre toutes car, pietonne, elle n'est composée que de terrasses de restaurants (voir conseils restaurants un peu plus loin). Au dessus du restaurant la Gentilhommière sur votre droite, vous trouverez une plaque indiquant qu'il s'agit de la maison natale du général Léopold Sigisbert Hugo, père du Victor du même nom.

La Grande Rue

porte Héré, détail Descendez la jusqu'à la Grande Rue et tournez à gauche en laissant la place de Vaudémont (du nom du bastion qui protégeait les remparts en cet endroit) à votre droite.

7 : maison Médard Chuppin, peintre du duc. Porte du XVIe s.
11 : porte et cour avec galerie ( XVIe s.)
13 : cour avec deux puits, dont l'un daté de 1597
14 : porte du XVIe-XVIIe s.
23 : hôtel de Ligniville. Façade, escalier, galerie à entrelacs (XVIe-XVIIe s.)
29 : deux cours, puits daté de 1572, armoiries, blasons.
30 : emplacement de la maison de Georges Marquez ou fut déposé le corps de Charles le Téméraire
31 : maison des Vallée (orfèvres). Porte sculptée, galerie avec balustrade en fer forgé (XVIe et XVIIe s.)
33 : maison natale de Jacques Callot (fort probablement). Porte sculptée et niche d'angle (XVIe-XVIIe s.)
37 : hôtel de Jean Courcol (conseiller à la chambre des comptes). Cour, escalier avec porte sculptée, deux étages de galeries, balustrades en fer forgé.
43 : puits et galerie (XVIe-XVIIe s.)
82 : cour, galerie, escaliers en bois (XVIe-XVIIe s.)
83 : maison au boulet. Tourelle d'angle, porte (XVIe-XVIIe s.)
92 : hôtel de Châtenoy. Porte, escaliers, galerie puits avec niche décorée (XVIe s.)
119 : hôtel de Lunati-Visconti. Porte à fronton semi-circulaire, cour avec escalier à balustres décoré d'entrelacs (XVIe-XVIIe s.) Sans oublier le passage devant le palais Ducal et sa porterie et l'église des Cordeliers. Le retour s'effectuera par la porte de la Craffe puis la porte de la Citadelle.

Ce que vous avez raté :

Parmi les maisons antérieures au XVIIIe siècle, dans les plus vieux quartiers de Nancy, il ne reste que quelques vestiges disséminés de ci de là en dehors du parcours présenté. Non loin des rues du Petit et Haut-Bourgeois, parallèle à ces dernières, vous pourrez faire un détour (sur votre retour, par exemple) dans la rue de Guise, laquelle comporte quelques hôtels : au 2 l'hôtel de Martigny (XVIIe s.), au 4 l'hôtel Lunati (Escalier et fontaine), au 10 une cour et un puits, au 12 l'hôtel de Bassonpierre (cour, puits - XVIe s.), au 21 une cour avec galerie. Sans négliger, évidemment, de jeter un coup d'oeil au monument le plus ancien de la ville, la tour de la Commanderie Saint-Jean du Vieil Aître que vous devriez voir le lendemain.

Où Manger ?

Profitez-en pour manger un morceau dans le coin : il y a une foultitude de restaurants entre la ville-vieille et la ville de Stanislas. En fonction de votre budget, je vous conseillerais dans ce secteur (adresses testées et approuvées par votre serviteur) :
pour manger lorrain, le « p'tit Cuny » idéalement placé devant le musée lorrain qui sera votre prochaine étape (compter 18 euro par personne) ;
« le coup de feu » (prévoir 15 à 20 euro par personne environ). Cuisine française ; situé 19 place colonel Fabien, au-dessus de l'église néo-gothique Saint-Epvre ;
la pizzeria « le Téméraire » (à compter de 8 euro), Grande rue ;
La sandwicherie « Made in France » (à compter de 4 euro), sis rue Saint-Epvre, ruelle faisant face à l'église du même nom.

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