Construit de 1754 à 1756, il imite l'arc de Septime Sévère à Rome. Il reproduit exactement l'ordonnance de celui qui fut dressé en 1660 pour célébrer le mariage de Louis XIV et de Marie-Thérèse, porte Saint-Antoine à Paris, et dessiné par Jean Marot.
Cet arc de triomphe fut percé à même les fortifications de la ville vieille, entre les bastions de Haussonville et de Vaudémont. Elle était reliée aux murailles par des galeries qui fermaient la place de la Carrière, et le chemin de ronde passait sur sa terrasse.
La muraille fut abattue à l'est, pour donner accès à la Pépinière, et l'on construisit sur le flanc de l'arc de triomphe un escalier qui permettait d'arriver à son sommet, et de rejoindre le chemin de ronde. Ces escaliers furent détruits de 1817 à 1819. A l'ouest, les remparts furent détruits en 1847, pour créer à leur emplacement la place de Vaudémont.
En 1877, sous la direction de Morey, il fut érigé sur le flanc de l'arc, du côté Vaudémont, une façade monumentale devant laquelle fut dressée la statue de Callot par Laurent, flanquée des bustes des graveurs Ferdinand de Saint-Urbain, et Israël Sylvestre. En 1888, l'autre flanc fut arrangé sur le même modèle, avec une statue de Héré par Charles Jacquot.
Il est percé d'une grande baie, flanquée par deux latérales, plus petites. La façade côté Place Stanislas est d'inspiration antique. Six colonnes corinthiennes encadrent les ouvertures, et supportent un entablement richement décoré, surmonté de statues. Comme l'ensemble de la place, cet arc est dédié à Louis XV, prince victorieux et pacifique : au-dessus des portes latérales, ont été gravées deux maximes : "PRINCIPI VICTORI" et "PRINCIPI PACIFICO".
Au centre, un groupe en bronze doré, toujours à la gloire de Louis XV, date de 1815 (et fut retiré de 1830 à 1852), celui qui y était à l'origine, de Jean-Baptiste Walneffer, ayant été détruit à la Révolution.
La partie droite est consacrée aux dieux de la guerre (Hercule et Mars), tandis que la partie de gauche est consacrée aux déesses de la paix (Félicité publique et Minerve).
Les trois bas-reliefs qui sont scellés sur l'entablement, représentent, de gauche à droite : Apollon jouant de la harpe au milieu des Muses; la Paix (à gauche) et la Guerre (à droite); et Apollon perçant d'une flèche le serpent Python.
L'autre façade, donnant sur la place de la Carrière, est beaucoup plus simple.
Situation géographique (plan de Nancy) : [ Porte Héré ]
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