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Né à Vic-sur-Seille le 14 mars 1593, fils de boulanger, Jean de la Tour dit "l'architecte", et de Sibylle de Crospeaux, issue également d'une famille de boulangers.
Peintre débutant, il fit la rencontre des maîtres hollandais Honhorst et Terbrugghen lors d'un voyage en 1616, et auprès desquels il aurait acquis une partie de ses connaissances.
Il épouse Diane de Nerf, originaire de Lunéville, à Vic-sur-Seille en 1617. Ce mariage lui permet d'entrer dans la grande famille des Rambervillers, et d'approcher ainsi toute la noblesse lunévilloise. Il s'installe à Lunéville en 1620, afin d'y exercer ses activités artistiques.
A cette époque, la guerre de 30 ans vient de débuter. De la Tour se fait remarquer à maintes reprises, en nourrissant une meute de chiens avec de bons morceaux de viandes, alors que la population est menacée par la disette. Il est également soupçonné de spéculation sur le grain, et d'entente avec l'ennemi français. Il devient l'un des bourgeois les plus riches de la ville, et déménage à Paris en 1639 par prudence, lorsque les combats se font plus violents.
A son retour à Lunéville, il se présente sous le titre de "peintre particulier du Roi". Dans les faits, il rencontre Louis XIII lors de son séjour à Paris, et lui donne le "Saint Sébastien dans une nuit", lequel sera exposé dans la chambre du Roi.
A plusieurs reprises, le Duc de la Ferté, gouverneur français de la Lorraine, exigea des peintures de Georges de la Tour, lequel demandait en échange des impôts prélevés sur une population très pauvre.
Georges de la Tour meurt le 30 janvier 1652, et tombe alors dans l'oubli. A tel point que nombre de ses oeuvres sont attribuées à d'autres artistes, tels le Nain, des Caravagesques, ou même Maurice Quentin de Latour, né plus d'un siècle plus tard.
Georges de la Tour sera redécouvert vers 1915, par un allemand du nom de Hermann Voss. Son oeuvre n'a pu être totalement retrouvée, mais l'on reconnaît son style de part son utilisation des lumières artificielles, le rouge dominant, et la faible luminosité qui se dégage de ses toiles. Caractéristiques qui semblent inspirées par la boulangerie paternelle.
On peut décomposer son oeuvre en trois périodes distinctes : les scènes "populaires", les portraits de Saints, et les scènes religieuses.
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