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En 1815, la ville se reconstitua peu à peu, reprenant sa configuration d’avant Révolution : ainsi, les nobles se réinstallèrent lors du Consulat. D’un autre côté, les ouvriers, journaliers et autres jardiniers restaient confrontés à la pauvreté, voire la famine en certaines années (1816-17, 1832). La ville redevint une ville de garnison, avec ses trois régiments.
Les nancéiens étaient par ailleurs fiers des défilés et autres bals organisés. Et les militaires étaient somme toute de bons clients, pour les commerçants de la ville. De plus, le préfet pouvait compter sur ces troupes, en cas de troubles.
Politiquement, Nancy se situait parmi les « royalistes modérés », bien que, au fil du temps, la noblesse « ultra » remportât de nombreuses élections. La région vivait alors sous un régime où tout le monde suspectait tout le monde, d’où quelques « bavures », complots ou pseudo complots durant la période 1815-1830.
Cependant, un religieux, Mgr Forbin-Janson, prélat nommé à Nancy en 1823, désorganisa quelque peu la vie politique de la région nancéienne : ses faits et gestes étaient publiés non seulement dans la presse locale, mais aussi dans la presse parisienne. Dès 1826, il se heurta à la Cour royale. Il fut en partie responsable des effets de la révolution de 1830, à cause, entre autres, d’une allocution malheureuse.
La même année, courant juillet - août, le régime change, sous le coup de la révolution de Paris : Louis-Philippe accepte le trône le 4 août. A Nancy, le révolution de juillet donna l’espoir de changements, quant aux surveillances dont les habitants faisaient l’objet. A compter des années 30, Nancy retrouva à nouveau le calme et la tranquillité politique.
L’éducation fut alors de plus en plus confiée à des laïque, en vertu de la loi : une Ecole Normale fut créée en 1833. En 1850, plus de 5000 élèves sont scolarisés. Subsistent des tension entre l’éducation religieuse et l’éducation laïque qui atteint son paroxysme en 1840, suite à un réquisitoire à l’encontre du monopole de l’éducation d’état, par l’abbé Garot. De même, Lacordaire fut, à la même époque, autorisé de reconstituer l’ordre de dominicains à l’angle des actuelles rues Sainte-anne et Lacordaire.
Plus tard, les évènements de 1848 (Révolution de 1848) ne furent que peu suivis à Nancy, mis à parts quelques débordements de la part de la classe ouvrière qui, en fait, cachaient des problèmes plus graves.
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