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Nancy Guide : Histoire, Chronologie détaillée : 13) La periode napoleonienne et le second Empire

La période napoléonienne et le second Empire

Napoléon ne s’est en fait guère préoccupé de Nancy : il n’y fit que quelques brefs passages. On le vit le 3 décembre 1797, alors qu’il n’était que le vainqueur de la campagne d’Italie, et cinq autres fois de 1805 à 1813. Dans ses correspondances, Nancy passe presque toujours inaperçu : Nancy y est décrite comme la ville idéale qui n’a jamais posé de problèmes, où règnent le calme et la tranquillité.

De fait, les nancéiens ne se sentaient que peu concernés par la politique française. Le préfet, création napoléonienne, se contenta de remettre en place les administrations et de les contrôler, sans qu’une que la population ne s’y opposât.

Le premier préfet, M. Marquis, nommé le 10 mars 1799 (28 ventôse de l’an VIII) eut pour tâche importante de réconcilier l’Empire d’avec l’église. A compter de 1802, l’évêque, Mgr d’Osmond, fut un homme pondéré, dont le but principal était d’éviter les incidents. A ce titre, il offrit l’ex-église des Prémontrés, désaffectée depuis 1791, au culte protestant : les deux hommes s’apprécièrent.

Le préfet, homme cultivé, avait à cœur de développer à nouveau l’instruction, laissée à l’abandon depuis des années. Il créa un lycée en 1804, et offrit des bourses à 100 lycéens. L’enseignement devait être accessible à tout un chacun, sans discrimination religieuse, ce qui fut fait. Cependant, le lycée ne connut pas un succès franc, puisque l’enseignement primaire n’était pas assuré de manière satisfaisante : à la fin de l’Empire, on comptait moins de 300 lycéens.

Le début du XIXe fut bouleversé par les campagnes napoléonienne, dont Nancy ne fut qu’une des nombreuses victimes : Outre un déséquilibre de la population (parité hommes / femmes) en raison de la conscription, Nancy devait recueillir une partie des soldats, épuisés ou blessés. Bientôt, les hôpitaux ne suffirent plus, et il fallut réquisitionner le temple protestant et la chartreuse de Bosserville.

Fin 1813, l’ennemi traversait le Rhin, et la protection des Vosges n’était pas assurée. Le 13 janvier 1814, le Maréchal Ney estimait que le secteur de Nancy était impropre à une défense efficace. Le 14, les cosaques entrèrent dans la ville, et bivouaquèrent place Stanislas. Il est à noter que les russes se conduisirent correctement. Dès février, de nombreux personnages de marque vinrent à Nancy : le tsar Alexandre, le roi de Prusse, l’Empereur d’Autriche. Ce dernier se désole de trouver en ruine la chapelle ronde des Cordeliers, dans laquelle sont enterrés ses ancêtres.

En mars 1814, Nancy supportait 12 à 17000 hommes à loger. L’abdication de Napoléon, le traité de Paris et la première Restauration ne furent pas accueillis dans un grand enthousiasme. Les troupes alliées se retirèrent au cours de l’été, et le 30 septembre, le duc de Berry et le maréchal Oudinot passèrent en revue les troupes, sur la prairie de Tomblaine. En décembre, on réinstalla le régiment de cavalerie.

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