Recherche
sur le
Web lorrain

Accueil Contact Venir : [Histoire Tourisme Pratique Plans ] Sortir : [ Annuaire de sites lorrains Restaurants Culture et sorties Séances cinéma] Voir : [Cartes postales anciennes Photos de Nancy Blog]

Nancy Guide : Brèves, sécurité routière : 1. Actualite

Actualité

Contrôles

Note rédigée le 9 mai 2008

Il y a tant à dire, depuis que je n'ai écrit sur cette page, la stagnation des tués, l'augmentation des blessés, l'augmentation du nombre de radar... Un simple exemple : les contrôles de police ou de gendarmerie, avec de vrais humains, sisi. Les JT nous informent à qui mieux-mieux sur les nouveaux contrôles à l'aide de motos banalisées, comme ils l'avaient fait jadis sur les contrôles par hélicoptère ou même, motos banalisées (tiens tiens).

En même temps, il faut bien le dire, les stats ne sont pas au beau fixe. Du moins, pas autant que l'augmentation du nombre de radars pourrait le laisser espérer : n'oubliez pas, si les stats sont mauvaises, vous avez accéleré, si elles sont bonnes, vous avez ralenti grâce à l'augmentation du nombre de radars. Quant à savoir pourquoi vous auriez ré-accéléré malgré la non diminution du nombre de radars, mystère.

Alors voilà, il existerait des départements pilote. C'est à dire, des départements où ces motards exerceraient plus qu'ailleurs, pour le bien de la sécurité sur nos routes. D'ac. Voyons voir...

Camembert des infractions relevées à Rouen Sur un trimestre de contrôles, ça donne (1er trimestre 2008) :
Vitesse : 86 % des infractions relevées
Alcool : 2 % des infractions relevées
Tout le reste : 12 % des infractions relevées

Camembert des causes d'accidents Causes officielles des accidents (aux pouillèmes près) :
Vitesse : 30 % des accidents
Alcool : 40 % des accidents
Le reste : 30 % des accidents

On peut donc noter une certaine disparité (malgré les nombreux (sic !) contrôles d'alcoolémie de ces derniers mois) entre les verbalisations et les causes d'accidents. Et encore s'agit-il d'un département pilote qui fait la part belle aux infractions autres que la vitesse (qu'est-ce ailleurs ?), et ne sait-on toujours pas ce qu'on entend par "vitesse" dans les causes d'accidents.

Mais bon, ça, ce sont des pourcentages : la trop grande proportion des infractions à la vitesse pourrait s'expliquer par l'automatisation des sanctions. On pourrait donc tenter de voir ce que cela donne du côté des suspensions administratives de permis (donc hors permis à points) pour ces causes autres que la vitesse ou l'alcool, pour voir l'évolution de la prise en compte de ce genre d'infractions par les forces de l'ordre : 133 000 en 1990, 144 en 2006. Ah ben ouais ! 1000 fois moins quand même ! Quand on pense que les radars automatiques ont été mis en place pour que les forces de l'ordre s'occupent d'autres délits routiers que la vitesse, ça laisse rêveur.

Moralité : tant que vous ne conduisez pas trop vite et, dans une certaine mesure, pas trop bourré, tout le reste vous tend les bras. Vous considériez qu'il était dangereux pour votre permis de griller les feux, de prendre les sens interdits, de franchir les lignes continues, de ne pas respecter l'arrêt au moindre stop ? Détrompez-vous, toutes ces conneries vous tendent les bras, commettez-les tant que vous voulez, elles n'ont **jamais** été aussi peu lourdement sanctionnées qu'aujourd'hui. Faites toutes les conneries que vous voulez oui, enfin du moment que c'est dans le respect de la limitation, évidemment.

Le rôle des constructeurs

Note rédigée le 26 novembre 2007

Vous n'avez pas remarqué ? Le rôle des constructeurs n'est jamais évoqué dans l'amélioration des résultats de la sécurité routière. Il doit y avoir une bonne raison : la conception des véhicules n'a pas dû être améliorée depuis un certain temps.

Alors voilà, une équipe de journalistes de l'emission "Fifth Gear" (ça ne pouvait pas venir de France, faut pas rêver) a fait une expérience pour le moins incongrue :
A ma droite, une Volvo 940 break, fleuron du groupe suédois voici une quinzaine d'années. Marque par ailleurs réputée, notamment à l'époque, pour sa solidité et sa sécurité.

A ma gauche, une Renault Modus, plus moderne, certes, mais qui n'est qu'une familiale compacte de la marque au losange dont l'image première n'est pas la sécurité.

Quinze ans et 300 kilos (à l'avantage de la Volvo) séparent les deux voitures. L'idée, c'est de les faire se rencontrer violemment, à une vitesse de 40 miles/h (64 km/h) et d'en analyser le résultat.

Le résultat, me direz-vous ? Eh bien, un mort et un blessé grave dans la... Volvo, et euh! rien à part quelques égratignures dans la Renault.

C'est quand-même curieux qu'on ne parle jamais du rôle des constructeurs dans les sujets, articles ou analyses sur la sécurité routière, non ?

Un bug dans l'Axiome

Note régigée le 30 octobre 2007

En gros, l'Axiome met en évidence un lien direct entre vitesse pratiquée et nombre de morts sur les routes. On en trouve diverses versions, telles que :
"1km/h de moins, c'est 4% d'accidents mortels en moins" où 4% peut être remplacé par un peu de tout selon les sources ; ou : "Par définition, la vitesse est l'une des premières causes d'accident" (Cécile Petit, directrice de la sécurité et de la circulation routières au ministère des Transports, octobre 2007).

Rappelons qu'un axiome ne se démontre pas, il s'agit d'une évidence, ce qui est quand-même bien pratique.

Mettons l'Axiome à l'épreuve des faits afin d'en démontrer l'infaillibilité :

Concernant 2007, on peut lire sur le site de la SR : "Au cours des neuf premiers mois de l’année 2007, le nombre de personnes tuées en données brutes montre unetrès grande stabilité (– 3 ou – 0,1 %) alors que le nombre de tués en données CVS est en légère hausse(+ 1,0 %)"
http://www.securite-routiere.gouv.fr/IMG/pdf/conjoncture-3.pdf (lien valable à l'heure où je mets en ligne, cette page ayant tendance à évoluer avec le temps)

Et aussi :
"au cours de ce dernier quadrimestre et par rapport au quadrimestre précédent, une baisse globale de 0,9 km/h"
"Depuis la fin de l'été 2006, et malgré l'augmentation du parc de radars, le nombre de procès verbaux liés aux radars fixes diminue."
http://www.securite-routiere.gouv.fr/IMG/pdf/observatoire_vitesse.pdf (idem adresse précédente)

Donc, en gros, les vitesses moyennes diminuent de l'ordre de 1 km/h et le nombre d'excès de vitesse baisse. En toute logique, si l'on applique l'Axiome, nous devrions observer peu ou prou 4% (à remplacer selon ce que vous dicte votre version de l'Axiome) de baisse de mortalité.

Or, il n'en est rien. Ni en données brutes, ni en données corrigée.

Y'a-t-il une explication plausible à cette bizarrerie ? Sera-t-il nécessaire de modifier les faits pour qu'ils se plient à l'Axiome ?

Le cas allemand

Note rédigée le 13 avril 2007

Loin de la férocité radarophile qui nous caractérise, l'Allemagne n'en a pas moins d'excellents résultats en matière de sécurité routière. Eux ont les chiffres définitifs de 2006 : 5021 pour un pays de 80 000 000 d'habitants où il n'y a pas de limitations sur les 3/4 du réseau autoroutier, où la limitation sur le réseau secondaire est de 100 km/h (vitesse qui reste extrêmement dangereuse chez nous), où les motos ne sont pas bridées (la limitation à 100cv est là pour préserver la vie de nos motards nationaux ; las ! les motards allemands se tuent deux fois moins que les motards français), et où la grosse berline surpuissante est la règle.

Mais comment font-ils ?

Mars 2007

Rédigé le 12 avril 2007

Dès le 5 avril, le gouvernement a publié les chiffres à 30 jours de mars (comme d'hab). Le nombre de tués a diminué par rapport à 2006, sans explications (ce que l'on comprend suite aux explications de la hausse des mois précédents - voir plus bas). Je pense que ça va justifier la mise en place de nouveaux radars : s'il y a moins de morts, c'est bien la preuve que cette politique fonctionne. Non ?

Bon, si nous avons les chiffres à 30 jours 5 jours après la fin du mois, nous n'avons toujours pas les chiffres de 2006... 100 jours plus tard. Ca ne doit pourtant pas être bien compliqué d'additionner les chiffres à 30 jours de décembre (logiquement acquis dès le 31 janvier, et même publiés dès la fin décembre avec "moins de 2% d'écart par rapport aux chiffres définitifs") aux chiffres des 11 mois précédents. M'enfin bon...

Faites ce que je dis...

Rédigé le 4 avril 2007

Début avril 2007, l'hebdomadaire "Auto Hebdo" titrait sur les excès de vitesse dont se sont rendus coupables les prétendants à l'élection présidentielle. Le recordman de la catégorie n'était autre qu'un certain Nicolas Sakozy, ex-ministre de l'Intérieur qui avait traité d'assassin un conducteur à l'origine d'un accident de la circulation à Loriol (ça doit vous dire quelque chose, sisi) et à qui l'on doit la politique répressive anti-vitesse actuelle, avec une vitesse relevée de 130 km/h dans une zone limitée à 70 soit, peu ou prou, le même excès de vitesse que M. Blanc.

Bilan de février

Rédigé le 11 mars 2007

Comme d'hab, on se demande comment ils font : le 7 mars, le gouvernement publie les chiffres de février à 30 jours. Notons que, comme l'an dernier à la même époque, nous n'avons toujours pas les chiffres de l'année 2006...

Alors voilà. Les chiffres de février ne sont pas brillants-brillants. Ceci dit, il s'agit sans doute de données brutes, que l'on compare encore une fois à des données corrigées de l'année précédente. Mais tant qu'on ne vous dit rien, vous n'en savez rien, hein.

Alors, comme ça fait quelques mois que les données brutes ne sont pas terribles par rapport aux données corrigées de l'année précédente (voir le mois de décembre 2006 où la communication officielle s'appuyait sur une hausse pour justifier un peu plus de répression (via radars interposés uniquement, cela va sans dire) alors qu'en comparant des données corrigées avec des données corrigées le résultat était une baisse), le gouvernement a décidé de prendre les mesures correctrices idoines : l'installation de nouveaux radars pour atteindre les 2000 machines installées à la fin de l'année.

Bilan iconoclaste

Rédigé le 9 mars 2007

Le site "40 millions d'automobilistes" publie chaque année son analyse du bilan de sécurité routière. Si l'objectivité d'une telle association peut être mise en doute, la lecture des chiffres officiels n'en est pas moins claire et sans appel :

L'association s'appuie simplement sur les chiffres officiels concernant l'alcoolémie qui passent de 1532 décès en 2005 à 992 en 2006 pour conclure fort justement et sans artifice statistique que la différence du nombre de tués sur les routes à cause de l'alcoolémie (-540) correspond à 88% du gain total des 615 vies sauvées en 2006.

Et le rôle des radars dans tout ça ? Eh bien, si l'on inclut dans les calculs une baisse du traffic de l'ordre de 1.5% en 2006, leur effet se réduit à néant.

Pffff !!!

J'ai eu le nez creux

Note rédigée le 1er mars 2007

Comme je le pressentais dans la petite note du 7 février, il manquait quelque chose aux (mauvais) chiffres lancés avec force bruit dans les médias par le gouvernement début février et qui incriminaient en premier lieu, et c'est une grande surprise, une "ré-augmentation de la vitesse". Ce quelque chose qui manquait, c'était la correction de l'effet météo : les données corrigées de décembre 2005 et janvier 2006, étaient comparées aux données brutes de décembre 2006 et janvier 2007.

Heureusement, les données corrigées sont maintenant publiées (il faut les chercher tout en bas du fichier, il s'agit du dernier tableau). En faisant beaucoup moins de bruit que précédemment dans les médias. Et pour cause : La hausse de 4,6% de décembre se transforme en... baisse de 2,2%, et ce malgré une "ré-augmentation des vitesses" qu'on ne peut réfuter, puisque c'est le gouvernement lui-même qui l'affirme, chiffres à l'appui : on comprend donc pourquoi aucune médiatisation n'a été faite sur cette période qui prouve encore une fois qu'il n'existe aucune corrélation entre vitesses pratiquées et nombre d'accidents mortels.

La question qui reste en suspens, et sachant que la hausse était de votre fait pour avoir "ré-augmenté votre vitesse", la baisse qui restera finalement dans les mémoires (sisi, dans quelques mois, on ne parlera plus de cette hausse de la mortalité en décembre, on va vous lisser tout ça proprement au milieu de statistiques annuelles et elle va disparaître subrepticement) sera-t-elle imputable aux radars automatiques ? Mmmmh ?

La hausse de 13,9% de janvier perd 3,5 point à 10,4% : reste à déterminer le rôle du passage de 2 à 7 jours de congés scolaires entre janvier 2006 et janvier 2007.

Champagne

Rédigé le 15 février 2007

2006 est la deuxième première année où l'on passe sous les 5000 morts sur les routes. La première année où c'est arrivé, c'est en 2005 avec, souvenez-vous, un nombre estimé en janvier 2006 qui ressemblait à un prix d'appel chez Darty, 4990 morts à 6 jours. Chiffre qui fut, en juin et suite à une subtile révision de coefficients, ramenée à 4975, toujours à 6 jours, avant de préférer utiliser en douce le nombre de 5318 morts à 30 jours dans le deuxième semestre pour mieux sabrer à nouveau le champagne fin décembre (mais comment font-ils pour avoir les chiffres à 30 jours avant même la fin du mois en cours ?) à 4700 et des brouettes. Bref, on prend le chiffre que l'on préfère en fonction des besoins en communication. Reste à savoir si 2005 a connu 4975 ou 5318 morts. Mais finalement peu importe du moment que vous gobiez le message et acceptiez la politique qui va avec, non ?

Après tout, 1984 c'est demain. Ou peu s'en faut.

Je vous le disais...

Quand les stats sont au beau fixe, c'est grâce aux radars et à la politique qui va avec, et quand les stats se détériorent, c'est votre faute parce que vous roulez plus vite (comment faites-vous, avec tous ces beaux radars ?).

Note rédigée le 7 février 2007, jour où le gouvernement a publié les résultats de la mortalité routière de janvier à 30 jours (ne me demandez pas comment ils font).

Le constat

Voilà deux mois que les statistiques de sécurité routière ne sont plus au beau fixe : après une augmentation de la mortalité routière de l'ordre de 4% en décembre dernier, janvier a connu une hausse quasi-historique avec pas loin de 14%.

L'analyse

Evidemment, les spécialistes s'en emeuvent et cherchent des explications. La politique actuelle a-t-elle trouvé ses limites ? La répression "zéro tolérance", même pour les infractions mineures en matière de vitesse (les seules à être encore verbalisées) est-elle vraiment efficace ? Eh bien non, la raison de cette hausse a bien son explication mais n'a rien à voir avec la politique de sécurité routière actuelle, laquelle a montré les preuves de son efficacité un an avant même sa mise en place, c'est dire si on ne peut pas la remettre en question.

Selon nos spécialistes, le seul facteur (il n'y en a qu'un, en effet) invoqué, parce qu'il s'agit du seul changement susceptible de modifier la vitesse du conducteur qui, rappelons-le, reste la seule variable susceptible d'expliquer une variation des statistiques, tient en un mot : AMNISTIE.

En effet, il semble que le comportement des conducteurs se soit modifié à l'approche des Présidentielles, et ce dès décembre 2006. D'ailleurs, un sondage effectué par TNS-Sofres pour le compte de AXA et publié le 10 janvier 2007 va dans le même sens en relevant les mauvaises habitudes des conducteurs français, ce qui permet à nos spécialistes de pointer du doigt (qui a dit comme d'habitude) la "ré-augmentation de la vitesse". Las, l'étude a été réalisée début septembre 2006... Peu importe. Avec le "sacre" des trois principaux candidats, les premières questions importantes fusèrent entre deux coups bas qui relèvent grandement l'aura de notre République : qui va amnisiter quoi ?

Réponse franche de messieurs Bayrou et Sarkozy : pas d'amnistie. Madame Royal se veut moins claire sur le sujet, et évoque la possibilité d'une amnistie "pour les infractions relatives au stationnement". Rien sur la vitesse, donc, qui reste la principale cause d'accidents de la route et sur laquelle tous les moyens disponibles restent déployés.

Conclusion

Pour pertinente qu'elle soit (ce sont quand-même les plus eminents spécialistes de la question qui ont rendu leur verdict), cette analyse soulève chez moi quelques interrogations. Par exemple, si la baisse de la mortalité routière est étroitement liée à l'installation des radars, comme le laisse entendre Dominique Perben dans la Parisien du 7 février 2007 lorsqu'il déclare que ce bilan "prouve qu'il y a un relâchement des vitesses", est-ce à dire que le gouvernement a décidé de supprimer des radars entre décembre et janvier ? Dans le cas contraire, comment se fait-il que le seul hypothétique relâchement des vitesses soit responsable de la hausse de mortalité routière ?

Permettez-moi de continuer l'analyse de nos eminents spécialistes :

Nous avons vu que les trois principaux candidats se sont prononcés contre l'amnistie des délits routiers (à l'exception du stationnement), et ce assez tôt au début de l'année. Or, il apparaît que si les français provoquent plus d'accidents mortels de la route, c'est en vue de l'amnistie. On peut alors se demander si :

  • Les spécialistes de sécurité routière estiment que les français sont sourds aux déclarations des politiques, et donc que les électeurs sont des irresponsables en puissance, ce qui explique qu'ils en profitent pour cartonner plus sur les routes. Ca va pourtant à l'encontre de l'effet radars dont on nous rabat les oreilles.
  • Les spécialistes de sécurité routière ont voulu dire qu'à l'annonce de la position des politiques concernant les délits routiers, les français s'étaient massivement suicidés au volant de leur véhicule, afin de protester contre cette injustice intolérable ;
  • Les spécialistes en sécurité routière se paient une fois de plus notre fiole. Comme disait Coluche "rigolez pas, c'est avec votre poignon".

Soyons fous

Imaginons un instant que la vitesse n'est pas un facteur déterminant dans la plupart des accidents...

Ou plutôt, faisons abstraction de la vitesse dans l'analyse... Je sais, ça confine au blasphème.

Observation

Météo

En une époque pas si lointaine que ça, de nombreux facteurs permettaient d'expliquer les variations de l'accidentologie routière. Ainsi, par exemple, on nous parlait de l'effet "météo". Que peut-on observer entre 2006 et 2007 ?

2006

Le mois de janvier a été froid. Les températures moyennes mensuelles sont presque partout inférieures aux valeurs de saison. Mais c’est sur l’est du pays que cela est le plus marqué, avec un écart à la normale avoisinant -2°C.

Par ailleurs, le mois a été extrêmement sec sur la quasi-totalité du pays. Seules les régions méditerranéennes ont connu des précipitations excédentaires. Sur le Languedoc-Roussillon notamment, les cumuls ont été trois à quatre fois supérieurs à ceux relevés habituellement en janvier.

Déficitaire dans le Sud-Ouest, l’ensoleillement a été généreux pour la saison sur le Nord-Est. Ailleurs, les durées d’insolations sont proches des normales saisonnières.

La fin du mois de janvier a par ailleurs été marquée par un épisode neigeux particulièrement intense sur le sud de la France. Les hauteurs de neige au sol relevées les 28 et 29 janvier sont tout à fait exceptionnelles sur certains départements (source : Météo France).

2007

A l'heure où j'écris ces lignes, Météo France n'a pas encore publié son dossier. Toutefois, ce mois de janvier fut doux pour la saison, et se distingue par l'absence quasi totale de neiges dans le pays, même en montagne (au grand dam des professionnels du ski).

Congés

En une époque pas si lointaine que ça, les analyses de la sécurité routière prenaient en compte le nombre de jours de congés scolaire, en évaluant l'impact de ces derniers sur les résultats.

Janvier 2006

Samedi 17 décembre 2005 - Mardi 3 janvier 2006

Janvier 2007

Samedi 23 décembre 2006 - Lundi 8 janvier 2007

2 jours ouvrés de congés scolaires en 2006 contre 6 jours ouvrés (dont une semaine complète en 2007, soit plus d'une semaine réelle) (source : Education Nationale). L'impact de tels congés n'est en aucun cas négligeable quant au kilomètrage parcouru par les particuliers. D'ailleurs, avant d'incriminer la seule vitesse lors d'une hausse de l'accidentologie, ce facteur était pris très au sérieux par les spécialistes.

Et lorsqu'on passe de 2 jours de congés à plus du quart du mois en cours, il serait fort étonnant que ça n'ait aucune influence sur le nombre d'accidents. Ajoutons à celà un temps plus clément que l'année précédente, et vous obtenez des automobilistes qui roulent plus et plus longtemps, et donc cartonnent plus.

Les pages de 'sécurité routière'